Bénin : introduction d’un vaccin contre les infections respiratoires
C’est encore un pas de plus que d’introduire, dans le système sanitaire béninois, cette année, un nouveau vaccin pour lutter contre les infections respiratoires.
Le pneumocoque est le nouveau vaccin qui sera introduit, dans le système sanitaire du Bénin, en 2011, a déclaré Dr Célestin Gansè, médecin de Santé publique, chef de service de l’Initiative de Bamako, àla direction nationale du programme élargie de Vaccination et des Soinsde Santé primaire (Dnpev). C’était lors d’un entretien avec une équipe de la télévision américaine, Vbs Tv, auquel a pris part l’envoyé spécial de La Nouvelle Gazette, le vendredi 14 janvier 2011.
« Il y a deux nouveaux vaccins qui seront introduits, mais cette année, les autorités sanitaires ont prévu d’introduire le pneumocoque »,renchérit Dr Conrad Déguénon, médecin-chef du centre de Santé de Dangbo, commune située à 6 kilomètres de Porto-Novo, capitale du Bénin, située à 40 kilomètres, à l’est de Cotonou.
Au Bénin, les infections respiratoires aiguës font parties des 5 premières affections. Elles sont responsables de nombreux cas de décès chez les enfants. « Pendant la saison des pluies et la période de l’harmattan, on enregistre de nombreux cas chez les enfants », signale Dr Dossou Dagba, pédiatre à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi, une localité, à environ 15 kilomètres, au nord de Cotonou. Les bactéries et les virus sont les principaux agents responsables des infections respiratoires inférieure, aiguë ou chronique.
« Nous avons de nombreux cas surtout parmi les enfants. Nous avons appris que le vaccin contre le pneumocoque sera désormais administré, dans les hôpitaux. Cela va permettre de lutter véritablement contre les maladies respiratoires et de soulager les populations », confie Mme Léontine Martin Coreia, infirmière et responsable du programme élargi de Vaccination (Pev), au centre de Santé de Dangbo.
Pendant le délestage, on est obligé de transvaser les vaccins vers d’autres lieux de conservation
Au Bénin, 9 vaccins sont administrés, dans les hôpitaux et centres de santé. Il s’agit des vaccins contre la coqueluche, le tétanos, la fièvre jaune, la poliomyélite, le choléra, l’hépatite B, la tuberculose – BCG – ,la méningite et le fièvre typhoïde. Le pneumocoque sera le dixième vaccin qui sera autorisé.
Cependant, l’introduction du pneumocoque posera des problèmes de stockage. « Notre capacité de stockage est limité et nos chambres froides sont dans un état de vétusté avancé », affirme Crespin H. Kougla, inspecteur d’Action sanitaire et responsable du centre national de Stockage des Vaccins. « Nous sommes en train de prendre des dispositions pour augmenter la capacité de stockage des vaccins, au niveau national et départemental. Nous devons construire les abris de stockage et acheter les chambres froides », révèle Dr Célestin Gansè.Les chambres froides existantes ont besoin aussi de grands générateurs pour suppléer à l’alimentation de courant électrique. Pendant le délestage, on est obligé de transporter les vaccins vers d’autres lieu de conservation ».
Christophe D. Assogba
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